Bambi, artiste graffeuse : plus qu'une simple "bansky au féminin"

 Street artist dont les admirateurs vont de Robbie Williams à Rihanna

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Sa prochaine oeuvre devrait aborder le problème de la crise des migrants à Calais. Et elle ajoute "qu'il est impossible d'ignorer l'injustice et le monde corrompu dans lequel nous vivons".

Elle parle également de sa frustration d'être appelée "la Banksy féminine" plutôt qu'une artiste à part entière. "c'est un parfait exemple de la société dominée par les hommes dans laquelle nous vivons actuellement", dit-elle. "Les hommes ont imposé le modèle de référence et les femmes sont jugées par rapport à ça." Bambi précise que même si elle est une fan de Bassky (qu'elle appelle "le Bambi masculin"), sa référence est la suffragette Emily Davison, une femme qui s'est battu et a donné sa vie à la cause qu'elle défendait.

Bambi tient à souligner le fait que son genre défini son oeuvre et de la portée sociale des messages qu'elle veut faire passer par le graffiti. Elle tire son inspiration de la couverture médiatique permanente de la culture people et des publicités dans les magazines de mode et de la presse à scandales.

L'artiste précise qu'elle trouve fantastique le fait que le graffiti et les artistes de street art reçoivent maintenant la reconnaissance qu'ils méritent, car c'est un art qui porte de messages sociétaux fait par n'importe qui qui possède une bombe de peinture pour peindre sur un mur et risquer d'être arrêter.

L'art, dit-elle, devrait être fait par les gens, pour les gens et être gratuit dans les rues, et elle dirige sa critique à ceux dont les oeuvres sont élitistes et impossible à acquérir.

 

 

Ses oeuvres décorent les rues du nord de Londres, ainsi que les demeures de célébrités en tout genre, Kanye West, Rihanna, Robbie Williams, Adèle, etc mais, à l'instar de sa contrepartie masculine Banksy, la plus célébre des street artistes de Grande Bretagne tient à préserver son anonymat. 

Son premier tag rose est apparu en 2010, un portrait stencil d'Amy Winhouse, à Camden. Ardente féministe, elle a pris goût au graffiti très jeune, et voit son oeuvre comme une croisade sociale.

"Je veux sauver le monde", dit-elle, "c'est pour cette raison que la critique sociale est toujours présente dans mon travail".

Les pièces de Bambi, qui représentent aussi bien des personnalités comme David Beckham, Ai Weiwei, la Reine, ou encore un héros de la guerre en Afghanistan, s'inspirent souvent du quotidien qu'elle voit comme un reflet de la société contemporaine.

"La culture people, la mode, la politique, les publicités dans les magazines tels que Vogue et les magazines à scandales comme Heat", dit-elle. "Et bien sûr la réflexion sur les problématiques des femmes telles que les mutilations génitales".

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